L’étrangère sur la rue 

Je suis l’incompréhensible. Je suis l’étrangère sur la rue. Je me sens tellement étrangère à ces choses la. Ou est passe mon passé ? Mon présent ? Mon futur ? Je ne suis plus que souffrance et douleur. Je suis devant l’incohérence que mes mots traduisent. C’est l’incompatibilité de la vie. Le bonheur ne me correspond pas. Le bonheur vous prend pas derrière et vous poignarde. Le bonheur n’est il pas l’invention de l’homme ? En réalité à quoi bon ? Insensé. Tout est insensé. La vie n’est rien. La vie n’est que le vent fort d’une tornade, c’est le malheur du bonheur. Le combat entre le faisable et l’infaisable. 

Hantise

Une étendue bleu, si bleu que mes pensées pourraient s’y confondre. Si nbleu que même mon esprit tordu abandonnait l’arène. Toute mon âme ne voulait plus rien, toute mon âme ne voulait que paix et ataraxie. Pourtant je ne pouvais obtenir cela. La vie ne m’offrirait pas ça. Ce qui aurait pu un jour se réparer, est maintenant à mes yeux, cendres, même mes plus petits morceaux brisées ont pris feux, pour n’être à présent qu’une poudre grise. Jai souvent pensé que ces petits moments de tristesse profonde, ces moments d’abandon absolu et d’amertume dépressive, ne représentaient peut être pas ma vie, ma personne, et ce que je suis. Seulement ces petits moments deviennent fréquents et même en m’accrochant de toutes mes forces au déni, je sais au plus profond de mon être, qui se voit résider dans mon cerveau, que ces moments sont ce que je suis, sont ma vie, et ma personne, ces moments seront les hantises de ma vie, ces moments seront tel des vautours qui me poursuivront jusqu’à la fin, et qui feront probablement de ma vie, un brouillard sombre, amer et insensé et l’une de mes peurs les plus intimes est que ce brouillard soit un jour la seule incarnation de mon existence. Mon existence qui n’a jusqu’aujourd’hui pas valu la peine d’être vécu. Et je sais que ces mots, mes mots qui sont à cet instant précis une délivrance suprême, me hanteront à leur tour un jour et seront eux aussi une trace inextinguible de cette période sombre de ma vie. 

Sound of my voice

Mon coeur bat, mon esprit fulmine et ma raison en hallucine presque. Qui suis-je? qu’ai-je fait? où vais-je? aucune pensée cohérente ne me parvient , juste un amas de questions et d’appréhension. Crainte? Peur? Doute? Le timbre de ma voix ne lui est-il réellement pas inconnu après si peu de temps ? Mes pas ont pris leur propre lancée tandis que me voici assise les jambes croisées, le noir m’enveloppant et la solitude m’épaulant, pensant un être, un corps, un visage, un emballage qui m’émeut temps. Qu’ai-fait? Où ai-je trouvé tout ce courage, cette bravoure, cette hardiesse ?

Pourtant, mon être est vide, qu’ai-je encore brisé ? Est-ce seulement une impression ou ai-je soutiré à mon âme cette chose qui lui est si chère ? 

Bon Dieu où suis-je? Devrais-je m’accrocher à mes litanies et abdiquer à un destin auquel je n’ai jamais cru ? Aurais-je par malheur ce soir la, sombré dans ma perte? Pourrais-je ne serait-ce qu’assumer mes actes? L’impression que ma lucidité m’ait quittée, me submerge. Ressens-je une quelconque émotion ? Suis-je vers le chemin menant au regret ? Connaitrai-je enfin ces sentiment auquel j’ai jusqu’à présent échappée. 

Je ferme les yeux et laisse la brume m’envelopper, m’envahir et me submerger. Bonheur ou malheur ? Tout repose là. Bonheur ou malheur? La question se ressasse, s’impose, s’installe. Qu’ai-je fait ? Bon Dieu qu’ai-je fait ?